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 (reid) big bad wolf.

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Rubi Parks

Rubi Parks

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MessageSujet: (reid) big bad wolf.   (reid) big bad wolf. EmptyVen 12 Déc - 9:48

    Assise dans le café face au poste de police, ses doigts se resserrent lentement autour d'une tasse de thé brûlant alors que son regard parcoure rapidement les dernières nouvelles du journal local. Morts et incendies en petits caractères en bas des pages. Résultats sportifs en une. Sur ses lèvres se dessine un sourire. Les nouvelles sont bien fades ce matin. Sur une serviette en papier, elle note au stylo les numéros du dernier tirage du loto. Le coeur de son père battra vite en les découvrant, rongé par l'envie de gagner, à nouveau. Pas pour l'argent qu'il collectionne déjà sans vergogne. Elle l'aime ainsi, paternel ambitieux, toujours sur la retenue, et qui au file des années a continué de jouer des dates de naissances au loto. Il dit qu'un jour elles lui porteront chance. Qu'il se hissera encore plus haut. Ensuite il rit, d'une rire abîmé par le temps. Dans le café résonnent les rires et les discussions à voix haute. Du bout des doigts, Rubi referme le journal devant elle et s'autorise un instant à observer cette foule à laquelle elle tente de se mêler. Ils sont beaux de simplicité, et un moment elle envie leur absence de manière, de savoir être ou de savoir vivre. Ils vivent singulièrement, comme des astres brûlants qui ne chercheraient pas à éteindre le feu. Le thé à ses lèvres, elle envie ces femmes aux cheveux défaits, qui dansent en riant, aux poignets d'ivrognes. Rubi rit aussi parfois, seule dans sa chambre, elle tire les rideaux et chante par dessus la musique. Elle devient ballerine, éphémère illusion. Comme elle aimerait tirer les rideaux. Mais la rue est grande ouverte devant elle. Là contre la vitrine, elle voit la pluie qui ruisselle lentement, et les portes qui s'ouvrent sans jamais le laisser sortir lui. Mais sans chercher à le reconnaître, elle devinerait sans doutes son visages, sa démarche rongée par l'arrogance. Elle reconnaîtrait sa peau, même cachée par des trombes d'eau. Plus que tout elle reconnaîtrait son odeur, cet effluve masculin capable d'embraser tout ces sens. Mais il ne sort pas. Alors que l'heure tourne, il ne sort pas, peut être décidé à vivre derrière les murs gris du poste de police, peut être prêt à épouser une de ces secrétaires stupides qui tapent en rythme sur leurs machines à écrire. Alors elle ne le laisserait pas faire, épouser une idiote. Ternir sa réputation, salir son coeur. Sur la table, elle dépose un billet bien trop gros pour sa consommation et se lève sans regarder derrière elle. Une grande dame voyez vous. Elle traverse la rue sur ses talons, sans prendre le temps d'abriter ses cheveux sous quoi que ce soit. Elle va princesse, chasser ce loup prétentieux. Ses doigts poussent l'épaisse porte et l'odeur infecte de tant d'hommes enfermés l'agresse violemment. Absence d'air. Elle s'arrête un instant, porcelaine fanée, attristée à l'idée de devoir adresser la parole à cette réceptionniste qui la regarde en souriant niaisement. Pauvre chose. « Pouvez vous me dire où je peux trouver monsieur Graham ? » Le regard de Rubi est fuyant, s'attardant sur chaque homme habillé portant l'insigne de ces héros de la rue. La femme derrière son comptoir murmure des banalités, agrippe son téléphone pour exécuter la demande de cette drôle de poupée, mais Rubi s'écarte d'elle, portée par autre chose, elle se fraye un chemin parmi les gens, ne fait pas attention aux « Madame ! » qui lui sont adressés. Elle marche et finalement s'arrête, le bleu de ses yeux posé sur lui. « Déjeuneras-tu avec moi ? »
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